Ce qui nous a frappés le plus en arrivant, c'est la chaleur. Le contraste avec la Bolivie, où nous avons acheté, et porté, des tuques et des mitaines, est enorme. Au début, je me suis demandée pourquoi les femmes ne tricotaient pas ici, mais j'ai vite compris. Il fait vraiment chaud, et terriblement humide. En ce moment, c'est la saison des pluies, donc il y des orages (des torrents impressionnants, avec des éclairs magnifiques qui sont de vrais feux d'artifices) presque tous les jours, et les routes en terre (et les vêtements) ne sèchent jamais complètement. Nous sommes dans un sauna perpetuel. Je crois que c'est Jeremy qui trouve ça le plus difficile, car il ne fait jamais aussi chaud en Nouvelle Écosse. Enfin, ça fait partie du voyage.
Autrement, tout va bien, personne n'a été malade, tel que prevu les garçons s'entendent à merveille, et nous n'avons eu aucun probleme jusqu'ici. Ah oui, un petit. En arrivant au Nicaragua, apres 2 heures d'attente sur le quai, Jeremy (pas encore habitué aux horaires nicaraguayens!) a demandé, What time is this boat supposed to leave? Answer: When the captain feels like it) et une heure de bâteau sur le Rio Frio, où nous avons vu des singes, des tortues, et toute une variété d'oiseaux, nous sommes arrivés à San Carlos, petite ville de 30,000 habitants au bord du lac Nicaragua. Partout dans le monde nous avons reussi à retirer de l'argent dans les guichets automatiques. Eh bien, il n'y a pas de guichet à San Carlos. Et la banque n'a pas voulu échanger nos cheques de voyage. Alors le lendemain, Jean-Francois a dû faire demi-tour, reprendre le bateau en sens inverse, et retourner à Los Chiles au Costa Rica pour aller à la banque. Meme si ce n'est qu'une heure de bateau, ça lui a pris toute la journée!! Voila, même après 10 mois de voyage, on se fait parfois avoir... Enfin, ça fait des histoires à raconter. Entre temps, Jeremy et Julien ont fait fureur avec leurs raquettes de badminton, tous les garçons du village sont venus s'essayer: même s'ils n'avaient jamais joué auparavant, en quelques minutes ils se debrouillaient très bien. Et il y a eu quelques tentatives pour se parler. Ces moments-là valent n'importe quel monument.
Dans le bâteau du retour (la deuxième fois en deux jours!) Jean-Francois a rencontré un jeune couple américain (d'origine sud-africaine) qui vit maintenant au Costa Rica, et ils nous ont invité a passer quelques jours chez eux en juillet. Comme quoi il ya du bon même dans les mésaventures.
Le lendemain nous avons pris le bâteau pour El Castillo, et avons rencontré un "vieux" canadien de 57 ans qui voyage, comme nous, le sac au dos, depuis trois ans. Il n'a meme plus d'adresse fixe, "only a locker in Calgary"!! Il y a de l'espoir pour moi... Nous avons passé deux jours avec lui et un groupe de jeunes de la Suisse et des Pays Bas, dans ce petit village charmant au bord de l'eau, où il n'y a aucune voiture ni moto, que des bateaux. Nous avons logé dans une toute petite auberge avec une terrasse par dessus la rivière, c'etait le paradis! Julien, Jeremy et moi nous sommes baignés dans le Rio San Juan avec les garçons du village, je crois qu'ils etaient plutôt étonnés de voir des blancs dans l'eau, et surtout une femme, mais c'est une façon comme une autre de montrer qu'on s'intéresse à eux.
Le jour où nous avons remonté le San Juan pour retourner à San Carlos, nos amis gringos allaient entamer un voyage en canot jusqu'à la mer! Nous etions bien tentés de partir avec eux, mais ce n'etait vraiment pas la bonne direction. Ça sera pour un autre voyage.
Le jour où nous avons remonté le San Juan pour retourner à San Carlos, nos amis gringos allaient entamer un voyage en canot jusqu'à la mer! Nous etions bien tentés de partir avec eux, mais ce n'etait vraiment pas la bonne direction. Ça sera pour un autre voyage.
